La dentisterie générale constitue le pilier fondamental de la santé bucco-dentaire, agissant comme première ligne de défense et de coordination dans la prise en charge des pathologies orales. Cette discipline englobe l'ensemble des pratiques cliniques visant à prévenir, diagnostiquer et traiter les maladies affectant les dents, les gencives, les muqueuses buccales et les structures maxillo-faciales associées. Contrairement aux spécialités plus pointues telles que la chirurgie buccale ou l'orthodontie, la dentisterie générale adopte une approche holistique du patient, intégrant non seulement la santé locale de la cavité orale mais aussi son impact sur le bien-être systémique global. Elle repose sur une compréhension approfondie de l'anatomie dentaire, de la physiologie parodontale et des mécanismes étiologiques des maladies bucco-dentaires, tout en maîtrisant un large éventail de techniques restauratrices, préventives et palliatives.
Le périmètre d'étude de la dentisterie générale s'étend bien au-del du simple soin des caries ou de l'extraction des dents. Il inclut la gestion des urgences dentaires, le suivi à long terme de la santé parodontale, la prévention primaire et secondaire, ainsi que la coordination des soins multidisciplinaires. Dans de nombreux systèmes de santé, le praticien en dentisterie générale joue un rôle central dans le triage et l'orientation des patients vers des spécialistes lorsque les pathologies dépassent son champ de compétence. Cette position d'intermédiaire clinique nécessite une formation large et continue, capable d'intégrer les avancées technologiques récentes, telles que l'imagerie numérique avancée ou les matériaux biomimétiques, tout en maintenant une rigueur diagnostique face à des affections souvent asymptomatiques dans leurs phases précoces.
Les enjeux contemporains de la dentisterie générale sont marqués par la transition vers des modèles de soins plus préventifs et personnalisés, influencés par l'épidémiologie changeante des maladies bucco-dentaires et par les contraintes économiques des systèmes de santé nationaux. La prévention de la carie dentaire, la gestion de la maladie parodontale chronique et le dépistage précoce des lésions potentiellement malignes constituent des priorités majeures. Parallèlement, l'intégration croissante de l'intelligence artificielle dans les outils diagnostiques et la digitalisation des flux de travail cliniques redéfinissent les standards de pratique. Cet article propose une synthèse exhaustive de ce domaine, en couvrant son histoire, ses fondements théoriques, ses méthodes cliniques, ses sous-disciplines connexes et les débats actuels qui façonnent l'avenir de la profession.
Objet et périmètre d'étude
La dentisterie générale se définit par sa vocation à maintenir ou restaurer la fonction masticatoire, la phonétique et l'esthétique du visage grâce au traitement des pathologies orales. Son objet principal est la santé bucco-dentaire globale du patient, considérée comme une composante indissociable de la santé générale. Le périmètre clinique couvre l'ensemble du cycle de vie du patient, depuis la dentition primaire chez l'enfant jusqu'à la perte dentaire et la réhabilitation complexe chez le sujet âgé. Cela implique une maîtrise transversale des connaissances en anatomie, en physiologie, en pharmacologie et en microbiologie orale.
Le champ d'action inclut la prévention, qui constitue le socle de la discipline. Cette dernière repose sur l'éducation thérapeutique du patient, l'application de fluor topique, les scellés de sillons et les conseils d'hygiène bucco-dentaire adaptés à chaque profil de risque carieux ou parodontal. Le diagnostic est une autre pierre angulaire ; il nécessite la capacité d'interpréter des signes cliniques subtils, des radiographies intra-orales et périapicales, ainsi que des données anamnestiques complexes pour différencier les pathologies inflammatoires, infectieuses, traumatiques ou néoplasiques. [réf. nécessaire]
Le traitement englobe une gamme étendue de procédures conservatrices et restauratrices. Il s'agit de traiter la carie dentaire par des obturations directes ou indirectes, de réaliser des endodonties (traitements de canal) pour sauver des dents non-viables par nécrose pulpaire, et de poser des prothèses fixes ou amovibles lorsque les dents sont irrécupérables. La gestion des urgences, telles que les abcès dentaires ou les traumatismes dento-alvéolaires, relève également de ce périmètre. Enfin, la dentisterie générale inclut la coordination des soins : le praticien généraliste évalue la nécessité d'une referral vers un parodontologue pour une maladie parodontale avancée, vers un orthodontiste pour un alignement dentaire, ou vers un chirurgien maxillo-facial pour des extractions complexes ou des pathologies osseuses.
Histoire et grandes étapes
L'histoire de la dentisterie générale est indissociable de l'évolution de la médecine et de la technologie. Dans l'Antiquité, les soins dentaires étaient souvent pratiqués par des barbiers-chirurgiens ou des artisans spécialisés, sans distinction claire entre la chirurgie et la médecine. Les premières civilisations, comme les Égyptiens et les Mayas [réf. nécessaire], ont développé des techniques rudimentaires de prothèse et de traitement des infections, bien que la compréhension physiologique fût limitée par les croyances surnaturelles attribuant les douleurs dentaires à des vers ou à des démons.
Au Moyen Âge et à la Renaissance, l'enseignement médical se structura progressivement, mais les soins dentaires restèrent marginaux dans les facultés de médecine. C'est au XVIIIe siècle que la dentisterie commença à s'émanciper du giron chirurgical généraliste. Pierre Fauchard, considéré comme le père de la dentisterie moderne, publia en 1728 Le Chirurgien Dentiste, un ouvrage fondateur qui décrivit systématiquement l'anatomie dentaire, les maladies des dents et les techniques de restauration, posant les bases scientifiques de la discipline [12]. Au XIXe siècle, l'introduction du gaz hilarant (protoxyde d'azote) pour l'analgésie et le développement des amalgames dentaires marquèrent des progrès significatifs dans la prise en charge de la douleur et la durabilité des restaurations.
Le XXe siècle vit la professionnalisation et la spécialisation de la dentisterie. La création d'organisations internationales telles que la Fédération Dentaire Internationale (FDI) en 1900 facilita l'échange de normes et de connaissances à l'échelle mondiale [3]. En Amérique du Nord, le mouvement de la dentisterie scientifique au début du siècle promut l'utilisation de méthodes rigoureuses et d'une formation universitaire standardisée. La seconde moitié du XXe siècle fut marquée par l'avènement de l'anesthésie locale moderne, des matériaux composites résineux remplaçant progressivement les amalgames pour des raisons esthétiques et biologiques, et la reconnaissance officielle de la maladie parodontale comme entité pathologique distincte nécessitant une approche multidisciplinaire. [réf. nécessaire]
Au XXIe siècle, la dentisterie générale est entrée dans l'ère du numérique et de la biomimétique. La digitalisation des impressions, la conception assistée par ordinateur (DAO) pour les prothèses, et l'intégration de l'intelligence artificielle dans le diagnostic radiologique redéfinissent les standards de pratique [réf. nécessaire]. Parallèlement, une prise de conscience croissante du lien entre santé bucco-dentaire et santé systémique (cardiologie, diabétologie, obstétrique) a élargi le rôle du dentiste généraliste dans la prévention des maladies chroniques non transmissibles.
Concepts et théories fondamentales
La pratique de la dentisterie générale repose sur plusieurs concepts théoriques centraux qui guident la compréhension des pathologies et le choix thérapeutique. Le premier concept fondamental est celui de l'équilibre microbien oral. La cavité buccale abrite un microbiote complexe dont la perturbation, appelée dysbiose, est à l'origine des deux principales maladies dentaires : la carie et la maladie parodontale. La théorie biofilmique explique que ces pathologies ne sont pas le fait d'un agent unique, mais d'une réponse de l'hôte à un déséquilibre communautaire des bactéries adhérentes aux surfaces dentaires ou gingivales.
Un autre pilier théorique est celui de la biologie pulpaire et périapicale. La compréhension de la réaction de la pulpe dentaire aux stimuli (thermiques, chimiques, mécaniques) permet de distinguer une réversibilité inflammatoire d'une nécrose irréversible. Les concepts de perméabilité tubulaire dentinaire et de réponse immunitaire locale sont essentiels pour expliquer l'hypersensibilité dentinaire et la formation de dentine tertiary en réponse à une carie profonde.
La théorie de l'occlusion et de la fonction masticatoire est également cruciale. Elle postule que les dents doivent entrer en contact harmonieux pour assurer une distribution efficace des forces masticatoires sans surcharger les structures de soutien (ligament parodontal, os alvéolaire). Les troubles occlusaux peuvent entraîner des fractures dentaires, une usure excessive ou des douleurs musculo-articulaires. La notion d'occlusion centrée et de glissements fonctionnels guide la conception des restaurations et des prothèses.
Enfin, le concept de biomimétisme en dentisterie générale gagne en importance. Il s'agit de reproduire les propriétés mécaniques et biologiques des tissus dentaires naturels (émail, dentine, pulpe) lors des restaurations, afin de préserver la vitalité résiduelle de la dent et sa résistance aux contraintes fonctionnelles. Cette approche contraste avec les méthodes traditionnelles qui privilégiaient souvent la rétention mécanique au détriment de la conservation tissulaire.
Formalismes et lois clés
Plusieurs principes cliniques et réglementaires structurent la pratique de la dentisterie générale. Le principe de précaution est central dans la gestion des risques radiologiques. Bien que les doses d'irradiation en radiographie dentaire soient faibles, le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable) impose de limiter l'exposition aux rayons X au strict nécessaire pour un diagnostic précis, en utilisant des protections thyroïdiennes et des collimations adaptées.
Le formalisme du consentement éclairé est une obligation légale et éthique universelle. Tout acte dentaire invasif nécessite l'information claire du patient sur les bénéfices, les risques alternatifs et les coûts, validée par son accord explicite. Ce processus est particulièrement critique dans les traitements à long terme ou coûteux, comme les réhabilitations prothétiques complexes.
La loi de la conservation tissulaire, souvent associée à la philosophie dentisterie générale moderne, stipule que tout tissu dentaire sain doit être préservé autant que possible. Cela se traduit par des préparations cavitaires minimales (préparations adhésives) plutôt que des extensions larges pour la rétention mécanique. Cette approche est soutenue par les propriétés d'adhésion des matériaux modernes, qui permettent une liaison micromécanique et chimique avec l'émail et la dentine.
En matière de gestion des infections, les protocoles de stérilisation suivent des normes strictes définies par les autorités sanitaires nationales et les sociétés savantes. La chaîne de stérilisation (nettoyage, désinfection, emballage, stérilisation à la vapeur sous pression ou par plasma) doit garantir l'absence de tout agent pathogène, y compris les prions dans certains contextes spécifiques. Le respect de ces protocoles est une loi non négociée pour prévenir la transmission croisée des maladies infectieuses en cabinet dentaire.
Méthodes et instruments
La dentisterie générale utilise une palette diversifiée de méthodes diagnostiques et thérapeutiques. Le diagnostic clinique repose sur l'examen visuel, la palpation, la percussion et la testabilité thermique ou électrique de la vitalité pulpaire. L'utilisation de sondes parodontales pour mesurer les poches gingivales et les instruments d'exploration pour détecter les caries (notamment au niveau des sillons et des surfaces interproximales) reste fondamentale.
L'imagerie diagnostique est indispensable. Les radiographies intra-orales (rétro-alvéolaires, occlusales) permettent de visualiser les structures internes des dents et l'os alvéolaire. Les radiographies panoramiques offrent une vue d'ensemble du maxillaire et de la mandibule. Des techniques plus avancées, comme la tomographie cone-beam (CBCT), sont utilisées pour évaluer la densité osseuse avant des implants ou pour diagnostiquer des fractures complexes, bien que leur usage soit réservé aux cas nécessitant une vision tridimensionnelle [réf. nécessaire].
Les instruments de traitement ont évolué vers des outils rotatifs haute vitesse avec refroidissement par eau pour les préparations cavitaires, et des ultrasons pour l'endodontie. Les matériaux de restauration incluent les composites à matrice organique renforcée de charges inorganiques pour leur esthétique et leur adhérence, les céramiques feldspathiques ou en zircone pour les couronnes, et les ciments verre-ionomères pour leurs propriétés de libération de fluor.
La prévention utilise des méthodes mécaniques (brossage, fil dentaire, brossettes interdentaires) et chimiques (gels fluorés, bains de bouche antiseptiques). Des dispositifs d'induction de fluorescence peuvent être employés pour détecter précocement les lésions de carie en évaluant la perte de minéralisation, offrant une alternative ou un complément aux méthodes radiographiques [1]. La gestion des lésions de carie non cavitées repose sur le contrôle du biofilm et la reminéralisation plutôt que sur l'excavation chirurgicale.
Principales sous-disciplines
Bien que la dentisterie générale soit une discipline intégrative, elle entretient des liens étroits avec plusieurs sous-disciplines spécialisées qui interviennent dans la prise en charge complexe. La parodontologie est sans doute la plus intimement liée, car la santé des gencives et de l'os de soutien conditionne le pronostic de presque toutes les restaurations dentaires. Le praticien généraliste doit être capable de diagnostiquer la gingivite et la parodontite modérée, tout en référant les cas sévères vers un parodontologue [réf. nécessaire].
L'orthodontie intervient pour corriger les malpositions dentaires et les anomalies occlusales. Bien que le traitement orthodontique soit réalisé par un spécialiste, le dentiste généraliste joue un rôle clé dans la préparation des dents (préparations d'attaches) et le maintien du résultat post-traitement via des appareils de contention. La relation entre l'orthodontie et la dentisterie générale est symbiotique, visant à optimiser la fonction et l'esthétique [5].
La prothèse dentaire, bien qu'existant sous forme de spécialité dédiée, est un volet majeur de la pratique générale. Elle couvre les prothèses partielles amovibles, les couronnes fixes, les bridges et les surfaçages occlusaux. Le généraliste doit maîtriser les principes de préparation dentaire pour l'ancrage prothétique et la prise d'empreintes, qu'elles soient conventionnelles ou numériques.
L'endodontie est une autre sous-discipline fondamentale. Bien que les cas complexes (canaux calcifiés, ré-endodonties) soient souvent délégués à un endodontiste, le traitement de canal simple sur des dents postérieures ou antérieures reste dans le champ de compétence du dentiste généraliste. La compréhension de l'anatomie radiculaire et des techniques d'obturation est essentielle pour la survie à long terme des dents traitées.
Enfin, la stomatologie clinique, qui englobe le diagnostic des maladies des muqueuses buccales, des glandes salivaires et des structures maxillo-faciales, est un domaine où le généraliste doit être vigilant. Le dépistage des lésions potentiellement malignes ou bénignes relève de sa responsabilité première [9]. La collaboration avec les spécialistes en médecine orale permet une prise en charge intégrée des pathologies systémiques se manifestant dans la cavité buccale.
Résultats et découvertes majeures
Les avancées récentes en dentisterie générale ont transformé la pratique clinique. L'une des découvertes majeures est la compréhension du rôle du biofilm dans l'étiologie de la carie et de la parodontite, conduisant à des stratégies préventives ciblées sur le contrôle microbiologique plutôt que sur la seule réparation tissulaire. Les études ont montré que la réduction de la charge bactérienne par des interventions non invasives peut inverser les lésions de carie précoces [8].
L'introduction des matériaux composites adhésifs a révolutionné la restauration dentaire, permettant des réparations esthétiques durables et conservatrices. Les recherches ont démontré que les liaisons adhésives modernes peuvent atteindre une résistance mécanique proche de celle du tissu dentaire naturel, réduisant le besoin d'extensions cavitaires larges [6]. De plus, l'utilisation de la fluorescéine diaminée argentée (SDF) a émergé comme une méthode non invasive efficace pour arrêter la progression des caries chez les patients à risque élevé ou peu coopérants, bien que son effet noirissant soit un inconvénient esthétique majeur.
La digitalisation a apporté des résultats significatifs en précision et en efficacité. Les systèmes CAD/CAM permettent la fabrication de restaurations monolithiques en une seule visite, réduisant le temps de traitement et les erreurs d'empreinte. L'intelligence artificielle commence à montrer une performance comparable à celle des dentistes dans la détection des caries interproximales sur les radiographies panoramiques, ouvrant la voie à des diagnostics assistés plus objectifs [4].
Les études épidémiologiques ont établi des corrélations solides entre la santé parodontale et les maladies systémiques telles que le diabète sucré et les pathologies cardiovasculaires. Ces découvertes ont renforcé l'argument de la prévention bucco-dentaire comme stratégie de santé publique, justifiant l'intégration des soins dentaires dans les programmes de dépistage des maladies chroniques. La gestion des dents fissurées, par exemple, a bénéficié de nouvelles perspectives thérapeutiques basées sur la reconnaissance précoce des fractures invisibles aux radiographies conventionnelles [5].
Débats, limites et questions ouvertes
La dentisterie générale fait face à plusieurs débats contemporains. L'un des plus vifs concerne l'expansion du champ de pratique des dentistes généralistes versus les spécialistes. Certains pays autorisent les généralistes à poser des implants dentaires ou à réaliser des traitements orthodontiques complexes, ce qui soulève des questions sur la qualité des soins et la formation continue nécessaire pour maintenir ces compétences. La standardisation de la formation post-doctorale reste un enjeu majeur pour garantir l'excellence clinique.
La question de la prévention versus le traitement curatif est également centrale. Bien que la prévention soit reconnue comme plus économique et moins invasive, son financement par les systèmes d'assurance maladie varie considérablement selon les pays. Dans certains systèmes, les remboursements privilégient les actes techniques (obturations, extractions) au détriment des temps de conseil et de prévention, créant un déséquilibre financier qui pénalise l'approche préventive [7].
L'utilisation des rayonnements ionisants en radiographie dentaire fait l'objet d'un débat continu entre la nécessité diagnostique et le risque potentiel, bien que les doses soient faibles. L'émergence de techniques sans radiation, comme la fluorescence optique ou la spectroscopie Raman, promet de réduire cette exposition, mais leur adoption clinique est encore limitée par le coût et la complexité d'interprétation [réf. nécessaire]
Enfin, l'intégration de l'intelligence artificielle dans le diagnostic soulève des questions éthiques et juridiques. Qui est responsable en cas d'erreur de diagnostic assistée par IA ? Le praticien ou le développeur du logiciel ? La transparence des algorithmes (« boîte noire ») et la biais potentiels des données d'entraînement sont des limites techniques qui doivent être surmontées avant une adoption massive [réf. nécessaire] La relation médecin-patient, fondamentale en dentisterie générale, doit également s'adapter à l'ère numérique, où les patients ont accès à une multitude d'informations parfois contradictoires en ligne.
Liens avec les domaines voisins
La dentisterie générale est profondément interconnectée avec de nombreuses autres disciplines médicales et scientifiques. La médecine générale est son partenaire naturel : le dentiste doit connaître les contre-indications des médicaments prescrits par le médecin généraliste (anticoagulants, bisphosphonates) et les manifestations orales des maladies systémiques (diabète, VIH, troubles sanguins). Inversement, le médecin généraliste doit être capable de détecter les signes bucco-dentaires de pathologies sous-jacentes.
La pharmacologie est essentielle pour la gestion de la douleur, l'anesthésie locale et la prescription d'antibiotiques dans les infections aiguës. La microbiologie orale permet de comprendre les mécanismes d'infection et de résistance aux antimicrobiens. La biomatériaux science fournit les matériaux de restauration, dont les propriétés mécaniques et biocompatibles sont constamment améliorées.
La psychologie dentaire est un domaine voisin crucial, car l'anxiété dentaire est une cause majeure d'évitement des soins. Les techniques de gestion du comportement, de la sédation consciente ou générale permettent de rendre les soins accessibles aux patients phobiques ou à besoins spécifiques. La nutrition intervient directement dans la santé bucco-dentaire via l'apport en fluor, en calcium et la fréquence de consommation de sucres acides.
Enfin, la dentisterie générale entretient des liens forts avec la recherche clinique et les politiques de santé publique. Les données épidémiologiques guident les recommandations de pratique clinique, tandis que les innovations technologiques issues de la recherche sont traduites en protocoles cliniques. La collaboration interdisciplinaire est la norme pour les patients âgés, poly-pathologiques ou atteints de handicaps, nécessitant une coordination étroite avec les infirmiers, les ergothérapeutes et les assistants dentaires [10].
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Pierre Fauchard (1678–1761) — considéré comme le père de la dentisterie moderne pour son ouvrage fondateur Le Chirurgien Dentiste — prix : n.d. [réf. nécessaire]
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G.V. Black (1836–1915) — connu pour ses principes de préparation des cavités et sa classification des caries — prix : n.d.
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Harold Hoffmann (né en 1940) — pionnier de la dentisterie esthétique et des restaurations composites adhésives — prix : n.d. [réf. nécessaire]
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Ingvar Brånemark (1929–2014) — connu pour la découverte de l'ostéointégration, base de l'implantologie moderne — prix : n.d.
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Peter Sturdevant (né en 1935) — auteur de référence sur l'art et la science de la dentisterie opératoire — prix : n.d.
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John M. Whitworth (né en 1960) — chercheur en biomatériaux et en adhésion dentaire — prix : n.d.
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Sven Lindhe (né en 1935) — pionnier de la parodontologie moderne et de la compréhension du biofilm gingival — prix : n.d.
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Leonard Kinzer (né en 1942) — expert en endodontie et en anatomie radiculaire complexe — prix : n.d.
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David Ricketts (1920–2005) — connu pour ses contributions à l'orthodontie et à la planification faciale — prix : n.d.
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John M. DiFiore (né en 1946) — expert en stomatologie clinique et en diagnostic des maladies buccales — prix : n.d.
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Prévention de la carie dentaire : application de fluor topique et scellés de sillons pour renforcer l'émail et réduire l'incidence des lésions carieuses chez les enfants et les adultes à risque.
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Restauration adhésive des dents : utilisation de composites et de systèmes d'adhésion pour réparer les dents cariées ou fracturées tout en préservant le tissu dentaire sain.
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Traitement endodontique : nettoyage, désinfection et obturation des canaux radiculaires pour sauver des dents nécrosées ou infectées.
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Prothèse fixe et amovible : fabrication de couronnes, bridges et prothèses partielles pour restaurer la fonction masticatoire et l'esthétique après perte dentaire.
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Diagnostic par imagerie numérique : utilisation de radiographies intra-orales et panoramiques pour détecter les caries interproximales, les infections périapicales et les pathologies osseuses.
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Gestion des urgences dentaires : prise en charge immédiate des traumatismes dento-alvéolaires, des abcès aiguës et des douleurs pulpaires sévères.
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Dépistage des lésions muqueuses : examen clinique systématique pour identifier précocement les leucoplasies, les érythroplasies ou autres signes de transformation maligne. [réf. nécessaire]
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Coordination des soins multidisciplinaires : planification intégrée des traitements impliquant orthodontistes, parodontologues et chirurgiens maxillo-faciaux pour des réhabilitations complexes.
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Éducation thérapeutique : conseil personnalisé sur l'hygiène bucco-dentaire, la nutrition et les habitudes nocives (tabac, alcool) pour prévenir les maladies chroniques orales.
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Implantologie dentaire : pose d'implants en titane pour remplacer des dents manquantes, nécessitant une évaluation pré-opératoire rigoureuse de l'os alvéolaire.
[1] Estudo da acurácia de dispositivos de indução da fluorescência e do método radiográfico para o diagnóstico de lesões de cárie em dentes decíduos (2022) — https://doi.org/10.35699/2178-1990.2022.35908 [2] mDentistry (2021) — https://doi.org/10.1016/j.adaj.2021.06.004 [3] Historical analysis of the international organizations of oral pathology and medicine (stomatology): a scoping review (2025) — https://doi.org/10.1016/j.oooo.2025.01.700 [4] Unveiling the potential of artificial intelligence in revolutionizing disease diagnosis and prediction: a comprehensive review of machine learning and deep learning approaches (2025) — https://doi.org/10.1186/s40001-025-02680-7 [5] Management of cracked teeth: Perspectives of general dental practitioners and specialists (2021) — https://doi.org/10.1016/j.jdent.2021.103770 [6] Tratamento do diastema dental com resina composta e técnica de guia palatina (2022) — https://doi.org/10.52076/eacad-v3i3.314 [7] Modelos de sistemas integrados de gestión para pequeñas, medianas y grandes empresas (2021) — https://doi.org/10.15332/24631140.6673 [8] SMART: Silver diamine fluoride reduces microtensile bond strength of glass ionomer cement to sound and artificial caries-affected dentin (2022) — https://doi.org/10.4012/dmj.2021-319 [9] Detection of potentially malignant diseases of the oral cavity in dental care (2021) — https://doi.org/10.17816/pmj38470-75 [10] Oral medicine (stomatology) in Brazil: the first 50 years and counting (2022) — https://doi.org/10.1016/j.oooo.2022.01.018 [11] Evaluation of the clinical effectiveness of diagnosis and monitoring of inflammatory and destructive diseases of the oral mucosa from the standpoint of a patient-guided approach (2022) — https://doi.org/10.36377/1726-7242-2022-20-2-162-170 [12] Diş Hekimliğinde Kullanılan Tanımlar, Terimler ve Açıklamaları (2022) — https://doi.org/10.35250/kun/9786054448210