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Finance

academic discipline studying businesses, financing, investments and protection of economic value

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La finance constitue une branche fondamentale de l'économie qui étudie la manière dont les agents économiques, qu'ils soient des individus, des entreprises ou des États, allouent les ressources financières sur le temps, en tenant compte du risque et de l'incertitude. Au sein de l'arbre des sciences sociales, elle s'inscrit directement sous la discipline mère de l'Économie, économétrie et finance, partageant avec cette dernière une méthodologie rigoureuse fondée sur l'analyse quantitative et la théorie des choix rationnels. Contrairement à l'économie générale qui se concentre sur les mécanismes d'offre et de demande à large échelle, la finance se distingue par son objet spécifique : la valorisation des actifs, la gestion du risque et l'optimisation des portefeuilles. Son périmètre englobe non seulement les marchés financiers traditionnels, mais aussi la structuration des entreprises, le financement public et les mécanismes de régulation qui garantissent la stabilité du système économique global.

L'enjeu central de la finance réside dans sa capacité à transformer l'épargne en investissement productif, facilitant ainsi la croissance économique et l'innovation. Cependant, cette fonction d'intermédiation est intrinsèquement liée à la création de valeur et à sa protection, ce qui implique une gestion constante des asymétries d'information et des conflits d'agence entre les différentes parties prenantes. La compréhension des dynamiques financières nécessite donc une maîtrise des concepts de temps, de taux d'intérêt et de prime de risque. Les fluctuations des marchés, les crises systémiques et les politiques monétaires illustrent l'interdépendance croissante des systèmes financiers modernes, rendant la finance non seulement un outil technique de gestion, mais aussi un levier puissant de transformation sociale et économique, comme en témoignent les débats actuels sur la Finance durable et obligations vertes ou l'impact du Logement, finance et néolibéralisme.

La discipline a évolué d'une approche principalement comptable et descriptive vers une science formelle intégrant les mathématiques stochastiques, la théorie des probabilités et l'économétrie. Cette formalisation a permis le développement de modèles de tarification des actifs et de gestion des risques sophistiqués, tout en soulevant des questions épistémologiques sur la rationalité des agents et l'efficience des marchés. Les travaux contemporains s'intéressent également à l'éducation financière comme levier d'autonomisation individuelle, soulignant le rôle crucial de la littératie dans la prévention de l'endettement excessif et l'amélioration du bien-être économique des ménages, notamment dans les contextes universitaires et publics [1][2]. Cette dimension sociétale complète la vision traditionnelle centrée sur les marchés institutionnels.

Objet et périmètre d'étude

La finance s'articule autour de trois sous-domaines principaux qui couvrent l'ensemble du spectre des décisions financières : la finance des entreprises, la finance personnelle et la finance publique. La finance des entreprises examine comment les firmes financent leurs activités, gèrent leur trésorerie et maximisent la valeur pour les actionnaires. Elle s'intéresse aux structures de capital, aux fusions-acquisitions et à la gouvernance d'entreprise. Ce domaine est étroitement lié à la Finance, banque et dynamique des marchés, où l'accent est mis sur le fonctionnement des intermédiaires financiers et la liquidité. Parallèlement, la finance personnelle traite des décisions budgétaires individuelles, de l'épargne et de la planification de la retraite, mettant en lumière l'importance de la littératie financière pour éviter les pièges de l'endettement, comme le montrent les études sur le comportement des étudiants universitaires [9][12].

La finance publique, quant à elle, étudie le rôle de l'État dans la mobilisation et l'allocation des ressources financières. Elle englobe la fiscalité, la dette souveraine et les dépenses publiques, visant à assurer la stabilité macroéconomique et le bien-être collectif. Dans ce contexte, la stabilité bancaire, réglementation et efficacité devient un impératif pour prévenir les crises systémiques qui peuvent déstabiliser l'ensemble de l'économie. Le périmètre de la finance s'étend également à la finance internationale, qui analyse les flux de capitaux transfrontaliers, les taux de change et les déséquilibres des balances des paiements. Cette dimension globale est cruciale pour comprendre les spillovers financiers entre les pays et l'impact des politiques monétaires et budgétaires européennes sur les marchés émergents.

Un aspect croissant du périmètre financier est la finance comportementale, qui intègre les insights de la psychologie pour expliquer les écarts par rapport à l'hypothèse de rationalité parfaite. Cette approche remet en question les modèles traditionnels en montrant comment les biais cognitifs influencent les décisions d'investissement et de consommation. Elle est particulièrement pertinente dans le contexte du développement communautaire et impact social, où la compréhension des comportements financiers locaux permet de concevoir des produits financiers plus inclusifs. De plus, la finance moderne s'intéresse de plus en plus à l'impact environnemental et social des investissements, élargissant ainsi son objet au-delà du seul profit financier pour inclure la création de valeur durable.

Histoire et grandes étapes

L'histoire de la finance est marquée par une succession d'innovations institutionnelles et technologiques qui ont transformé la manière dont les ressources sont allouées. Les origines de la finance moderne remontent à l'époque des premières banques italiennes durant la Renaissance, avec le développement du système de lettres de change et du double entrée comptable. Cependant, la formalisation académique de la finance comme discipline distincte de l'économie ne s'est véritablement opérée qu'au milieu du XXe siècle. Avant cette période, les décisions financières étaient largement guidées par des règles empiriques et des pratiques commerciales traditionnelles, sans cadre théorique unifié. La publication de travaux fondateurs a permis de structurer le champ d'étude en identifiant les principes fondamentaux de l'arbitrage et de la diversification.

La période allant des années 1950 aux années 1970 est considérée comme l'âge d'or de la théorie financière moderne. C'est durant cette époque que Harry Markowitz a introduit la théorie moderne du portefeuille, établissant le lien entre risque et rendement. Peu après, William Sharpe, John Lintner et Jan Mossin ont développé le modèle d'évaluation des actifs financiers (CAPM), offrant un cadre pour quantifier le risque systématique. Ces avancées ont été complétées par les travaux de Fischer Black, Myron Scholes et Robert Merton sur la tarification des options, qui ont introduit des méthodes de couverture sophistiquées basées sur les processus stochastiques [13]. Cette période a également vu la création de marchés dérivés organisés, permettant une gestion plus fine des risques.

Les années 1980 et 1990 ont été caractérisées par la libéralisation des marchés financiers et l'essor de la finance quantitative. La déréglementation financière dans les pays anglo-saxons a favorisé l'innovation produit et la globalisation des capitaux. Cependant, cette période a également été marquée par plusieurs crises financières majeures, telles que le krach de 1987 et la crise des fonds à effet de levier (LTCM) en 1998, qui ont mis en lumière les limites des modèles théoriques face aux événements extrêmes. La crise financière du XXIe siècle, initiée par la crise des subprimes en 2007-2008, a provoqué un remaniement profond de la régulation financière mondiale et une remise en question des hypothèses d'efficience des marchés. La crise financière mondiale et politiques qui a suivi a conduit à un renforcement des normes prudentielles, comme les accords de Bâle III, visant à améliorer la résilience du système bancaire.

Récemment, l'histoire de la finance est marquée par la révolution technologique et le développement de la fintech. L'avènement d'internet, des algorithmes de trading haute fréquence et des cryptomonnaies a transformé la structure des marchés et les modes d'intermédiation. Cette évolution soulève de nouvelles questions réglementaires et éthiques, notamment concernant la protection des données, la stabilité monétaire et l'inclusion financière. La finance contemporaine doit donc intégrer ces ruptures technologiques tout en maintenant les principes fondamentaux de transparence et de stabilité qui ont été acquis au prix de nombreuses crises passées.

Concepts et théories fondamentales

Au cœur de la théorie financière se trouve le concept de valeur temps de l'argent, qui postule qu'une somme d'argent disponible aujourd'hui vaut plus que la même somme dans le futur en raison de sa capacité potentielle à générer des rendements. Ce principe est formalisé par les techniques d'actualisation et de capitalisation, qui permettent de comparer des flux financiers à différentes dates. Il repose sur l'hypothèse de préférence pour la liquidité et l'aversion au risque des agents économiques. La diversification est un autre pilier fondamental, démontrant que le risque non systématique (spécifique à une entreprise ou un secteur) peut être éliminé par la constitution de portefeuilles larges, tandis que le risque systématique (de marché) reste inhérent à l'investissement et doit être rémunéré.

L'hypothèse des marchés efficients, formulée par Eugene Fama, soutient que les prix des actifs reflètent instantanément toute l'information disponible. Cette théorie implique qu'il est impossible de surperformer le marché de manière constante en analysant les informations passées ou présentes, car ces informations sont déjà intégrées dans les prix. Elle justifie l'approche passive d'investissement et la prédominance des indices boursiers. Cependant, cette hypothèse est contestée par la finance comportementale, qui met en évidence des anomalies de marché et des biais cognitifs systématiques, tels que l'aversion aux pertes ou l'excès de confiance, qui peuvent conduire à des bulles spéculatives et des krachs [14].

La théorie de la structure du capital, développée par Modigliani et Miller, établit les conditions dans lesquelles la valeur d'une entreprise est indépendante de sa structure de financement (dette vs capitaux propres) en l'absence de taxes, de coûts de faillite et d'asymétries d'information. En réalité, ces frottements existent, ce qui conduit à des compromis optimaux entre le coût de la dette, les avantages fiscaux des intérêts déductibles et les coûts financiers de détresse. La gouvernance d'entreprise est également un concept clé, étudiant les mécanismes par lesquels les dirigeants sont incités à agir dans l'intérêt des actionnaires, réduisant ainsi les coûts d'agence. Ces théories fournissent le cadre analytique pour comprendre les décisions stratégiques des firmes et la dynamique des marchés [5].

Formalismes et lois clés

La finance repose sur un ensemble de formalismes mathématiques rigoureux pour modéliser les phénomènes économiques. L'une des équations fondamentales est la formule d'actualisation, qui permet de déterminer la valeur actuelle d'un flux futur : $V_0 = \frac{V_t}{(1+r)^t}$, où $V_0$ est la valeur actuelle, $V_t$ la valeur future, $r$ le taux d'actualisation et $t$ le temps. Cette relation est à la base de l'évaluation des actifs financiers, des projets d'investissement et des obligations. Le modèle CAPM formalise la relation entre le rendement attendu d'un actif et son risque systématique via la formule : $E[R_i] = R_f + \beta_i (E[R_m] - R_f)$, où $R_f$ est le taux sans risque, $\beta_i$ la sensibilité de l'actif aux mouvements du marché et $E[R_m]$ le rendement attendu du marché.

La tarification des options est décrite par l'équation de Black-Scholes-Merton, une équation aux dérivées partielles qui donne le prix théorique d'une option européenne : $\frac{\partial V}{\partial t} + \frac{1}{2}\sigma^2 S^2 \frac{\partial^2 V}{\partial S^2} + rS \frac{\partial V}{\partial S} - rV = 0$. Cette équation suppose que les rendements des actifs suivent une loi de probabilité log-normale et que la volatilité est constante. Elle a révolutionné la gestion des risques en permettant la création de produits dérivés standardisés. La théorie du processus stochastique est également essentielle, notamment le mouvement brownien géométrique, qui modélise l'évolution aléatoire des prix des actifs sur le temps [13].

La loi de la diversification peut être formalisée par la variance d'un portefeuille à deux actifs : $\sigma_p^2 = w_1^2\sigma_1^2 + w_2^2\sigma_2^2 + 2w_1w_2\rho_{1,2}\sigma_1\sigma_2$, où $w_i$ sont les poids, $\sigma_i$ les volatilités et $\rho_{1,2}$ le coefficient de corrélation. Cette formule montre mathématiquement comment la corrélation entre les actifs influence le risque global du portefeuille. En finance publique, les modèles de dette optimale cherchent à minimiser le coût d'emprunt tout en maintenant la soutenabilité de la dette, en tenant compte des contraintes budgétaires intertemporelles et des préférences des investisseurs internationaux. Ces formalismes sont continuellement affinés pour intégrer des réalités plus complexes, telles que les sauts de prix ou la volatilité stochastique [15].

Méthodes et instruments

Les méthodes d'analyse en finance combinent l'économétrie, la statistique et la simulation numérique. L'analyse fondamentale consiste à évaluer la valeur intrinsèque d'un actif en examinant les états financiers de l'entreprise, les perspectives de croissance du secteur et la conjoncture macroéconomique. Elle utilise des ratios tels que le ratio prix/bénéfice (P/E) ou le taux de rendement interne (TRI). L'analyse technique, en revanche, se base sur l'étude des graphiques de prix et des volumes pour identifier des tendances et des motifs récurrents, postulant que l'historique des prix contient toute l'information pertinente. Ces deux approches sont souvent utilisées de manière complémentaire par les investisseurs institutionnels.

Les instruments financiers sont les véhicules par lesquels les flux de capitaux circulent. Les actions représentent une part du capital d'une entreprise et donnent droit à une partie des bénéfices et au vote. Les obligations sont des titres de dette émis par des États ou des entreprises, promettant le remboursement du principal et le paiement d'intérêts périodiques. Les fonds communs de placement et les ETF (Exchange Traded Funds) permettent la diversification instantanée pour les investisseurs individuels. Les dérivés, tels que les futures, les options et les swaps, sont des contrats dont la valeur dépend d'un actif sous-jacent, utilisés principalement pour la couverture des risques ou la spéculation.

La modélisation du risque financier utilise des techniques avancées comme le Value at Risk (VaR), qui estime la perte maximale potentielle d'un portefeuille sur un horizon de temps donné avec un certain niveau de confiance. Les simulations de Monte Carlo sont également largement employées pour évaluer l'incertitude dans les modèles complexes, en générant des milliers de scénarios possibles pour les variables économiques. L'avènement du big data et de l'intelligence artificielle a introduit de nouvelles méthodes d'apprentissage automatique pour la prédiction des prix et la détection de fraudes, transformant la pratique de la finance quantitative [16].

Principales sous-disciplines

La finance se divise en plusieurs sous-disciplines spécialisées qui traitent des aspects spécifiques du système financier. La finance corporative s'intéresse aux décisions internes des entreprises : investissement, financement et distribution de dividendes. Elle vise à maximiser la valeur actionnariale tout en gérant les contraintes de trésorerie et de risque. La finance de marché étudie le fonctionnement des bourses, des banques et des intermédiaires financiers, ainsi que la formation des prix des actifs. Elle est cruciale pour comprendre la liquidité et l'efficience des marchés [17].

La finance internationale examine les interactions financières entre pays, incluant les taux de change, les balances des paiements et les flux d'investissements directs étrangers. Elle aborde les problèmes de risque de change et de risque souverain. La finance publique analyse les politiques fiscales et budgétaires de l'État, ainsi que la gestion de la dette publique. Elle s'intéresse à l'impact des dépenses publiques sur la croissance économique et à la soutenabilité des finances publiques à long terme.

La finance comportementale est une sous-discipline émergente qui intègre la psychologie cognitive pour expliquer les anomalies de marché. Elle étudie comment les émotions, les biais cognitifs et les normes sociales influencent les décisions financières. La finance durable et responsable (ESG) se concentre sur l'intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d'investissement, reflétant une prise de conscience croissante des impacts sociétaux de la finance [18]. Enfin, la fintech étudie l'impact des technologies financières sur les services bancaires et les marchés, incluant les cryptomonnaies, le crowdfunding et les plateformes de prêt pair à pair.

Résultats et découvertes majeurs

L'une des découvertes les plus marquantes de la finance moderne est la séparation entre risque systématique et risque non systématique, démontrant que seul le premier est rémunéré par le marché. Cette découverte a conduit à la diversification comme stratégie fondamentale de gestion de portefeuille. Une autre avancée majeure est la formule de Black-Scholes-Merton pour la tarification des options, qui a permis le développement explosif du marché des dérivés et a valu un prix Nobel d'économie à ses auteurs (à l'exception de Fischer Black, décédé avant le prix). Cette découverte a formalisé la notion de neutralité au risque dans la tarification des actifs.

La crise financière mondiale de 2008 a révélé les limites des modèles de risque basés sur la normalité des distributions, conduisant à une meilleure compréhension des risques de queue et de la contagion systémique. Les recherches ultérieures ont montré que l'interconnexion des institutions financières peut amplifier les chocs, justifiant le renforcement de la régulation prudentielle. Des études empiriques ont également confirmé l'efficience relative des marchés dans leur forme semi-forte, tout en identifiant des anomalies persistantes liées aux facteurs de taille, de valeur et de momentum, remettant partiellement en question l'hypothèse d'efficience stricte [19].

La littérature récente met en évidence l'impact positif de la littératie financière sur le bien-être économique des ménages. Des expériences sur le terrain ont montré que l'éducation financière améliore la planification budgétaire, réduit l'endettement à haut coût et augmente la participation aux marchés financiers [2][8]. Dans le secteur des entreprises, la gestion efficace du soutien financier est devenue un déterminant clé de la compétitivité et de la survie, surtout dans les contextes économiques volatils [5]. Ces résultats soulignent l'importance de la finance comme outil d'autonomisation individuelle et collective.

Débats, limites et questions ouvertes

Un débat central en finance oppose l'hypothèse des marchés efficients à la finance comportementale. Les partisans du premier soutiennent que les prix sont toujours justes et que toute tentative de surperformance est due au hasard ou à la prise de risque supplémentaire. Les partisans du second arguent que les agents ne sont pas parfaitement rationnels et que les marchés peuvent rester irrationnels plus longtemps que les investisseurs ne peuvent rester solvants. Cette question a des implications directes pour la régulation et la stratégie d'investissement, car elle détermine si les anomalies de marché sont exploitables ou des erreurs de tarification temporaires [14].

Une autre limite majeure est l'hypothèse de rationalité des agents dans les modèles traditionnels. Les crises financières répétées suggèrent que les bulles spéculatives et les paniques bancaires sont des phénomènes récurrents que les modèles linéaires peinent à prédire. La complexité croissante des produits financiers, tels que les dérivés de crédit (CDO), a rendu le système financier moins transparent et plus difficile à réguler. La question de la juste valeur comptable versus la valeur de marché est également débattue, notamment en période de crise où la liquidité fait défaut [20].

Les questions ouvertes incluent l'impact des cryptomonnaies et des actifs numériques sur la souveraineté monétaire et la stabilité financière. La régulation de ces nouveaux actifs reste un défi pour les autorités monétaires. De plus, la finance durable soulève la question de la mesure de l'impact réel des investissements ESG et du risque de greenwashing. La relation entre inégalité des revenus et performance financière est également un sujet de recherche actif, ainsi que l'efficacité des politiques de développement communautaire et impact social dans les zones défavorisées [7]. Enfin, la durabilité à long terme des systèmes de retraite face au vieillissement démographique pose des défis financiers majeurs pour les États et les individus.

Liens avec les domaines voisins

La finance est intimement liée à l'économie générale, économétrie et finance, dont elle partage les méthodes quantitatives mais se distingue par son objet spécifique de valorisation temporelle du risque. Elle interagit fortement avec la comptabilité, qui fournit les données financières brutes nécessaires à l'analyse. La régulation financière mondiale et crises montre comment le droit et la politique influencent le fonctionnement des marchés. La finance est également connectée à la sociologie économique par l'étude des réseaux d'acteurs financiers et des normes professionnelles qui régissent les pratiques de marché [4].

Le domaine de la finance, marchés et réglementation illustre l'interface entre la théorie financière et le cadre juridique. La modélisation du risque financier et de la volatilité relie la finance aux mathématiques appliquées et à la physique statistique. La stabilité bancaire, réglementation et efficacité montre les liens avec la macroéconomie et la politique monétaire. Enfin, la finance durable et obligations vertes connecte la finance à l'environnement et au développement durable, tandis que l'investissement en capital et analyse des risques relie la finance aux sciences de gestion et à la stratégie d'entreprise.

Chercheurs essentiels

  • Harry Markowitz (1927–2023) — connu pour la théorie moderne du portefeuille et l'optimisation de la diversification — prix Nobel d'économie 1990
  • William Sharpe (né en 1934) — connu pour le modèle CAPM et le taux de Sharpe — prix Nobel d'économie 1990
  • Eugene Fama (né en 1939) — connu pour l'hypothèse des marchés efficients et la théorie des facteurs — prix Nobel d'économie 2013
  • Myron Scholes (né en 1941) — co-auteur du modèle de tarification des options Black-Scholes-Merton — prix Nobel d'économie 1997
  • Robert Merton (né en 1944) — connu pour l'extension du modèle d'options et la théorie de la structure du capital — prix Nobel d'économie 1997
  • Richard Thaler (né en 1945) — pionnier de la finance comportementale et des nudges — prix Nobel d'économie 2017
  • Robert Shiller (né en 1946) — connu pour l'analyse de la volatilité des marchés et les biens alternatifs — prix Nobel d'économie 2013
  • Fischer Black (1938–1995) — co-auteur du modèle Black-Scholes, a posé les bases de la finance dérivée moderne
  • Merton Miller (1927–2000) — co-auteur de la théorie de Modigliani-Miller sur la structure du capital — prix Nobel d'économie 1990
  • Jean Tirole (né en 1953) — connu pour la théorie des incitations et la régulation des industries financières — prix Nobel d'économie 2014

Applications essentielles

  • Gestion de patrimoine : utilisation de l'optimisation de portefeuille pour maximiser le rendement ajusté au risque des épargnes individuelles.
  • Évaluation d'entreprise : application des flux de trésorerie actualisés (DCF) pour déterminer la valeur intrinsèque des sociétés lors d'opérations M&A ou d'introduction en bourse.
  • Couverture des risques : utilisation de dérivés (options, futures) par les entreprises pour se protéger contre les fluctuations des taux de change, des matières premières ou des taux d'intérêt.
  • Prêt bancaire et scoring : développement de modèles de crédit basés sur l'économétrie pour évaluer la solvabilité des emprunteurs et fixer les taux d'intérêt.
  • Fonds de pension et retraite : structuration de portefeuilles à long terme pour garantir le paiement des prestations retraites face au vieillissement démographique.
  • Éducation financière : intégration de programmes de littératie dans les systèmes éducatifs pour améliorer la prise de décision économique des ménages et réduire l'endettement excessif [1][2].
  • Finance de développement : utilisation de microfinance et de crowdfunding pour financer des projets entrepreneuriaux dans les zones sous-bancarisées, favorisant le développement communautaire et impact social [7].
  • Investissement responsable : intégration de critères ESG dans les stratégies d'investissement pour aligner la performance financière avec les objectifs environnementaux et sociaux [18].

Références

[1] Capítulo 59. LA IMPORTANCIA DE LA EDUCACION FINANCIERA EN LAS INSTITUCIONES DE EDUCACION SUPERIOR EN EL SECTOR PÚBLICO. (2023) — https://doi.org/10.46990/iquatro.2023.15.5.59 [2] Economics education and financial literacy acquisition: Evidence from a field experiment (2021) — https://doi.org/10.1016/j.jbef.2021.100556 [3] Una nueva etapa del Boletín de Estudios Económicos: La academia al servicio de la práctica empresarial (2022) — https://doi.org/10.18543/bee.2382 [4] FORMAS DE PLURALISMO JURÍDICO EN BRASIL, SUS IMPLICACIONES SOCIOLÓGICAS Y SUS RELACIONES CON LA EFICACIA DE LOS DERECHOS HUMANOS, DESTACANDO LAS NUEVAS FORMAS DE ACCESO A LA JUSTICIA: UNA REVISIÓN (2022) — https://doi.org/10.58210/fprc3411 [5] FINANCIAL SUPPORT MANAGEMENT OF ENTERPRISES IN MODERN CONDITIONS (2022) — https://doi.org/10.31649/ins.2022.2.199.204 [6] Theoretical basis of financial stability of universities (2022) — https://doi.org/10.35774/visnyk2022.01.022 [7] Condiciones facilitadoras para el desarrollo del emprendimiento: una mirada al caribe colombiano (2022) — https://doi.org/10.4067/s0718-07642022000100071 [8] Pengaruh Literasi Keuangan, Lifestyle Hedonis, dan Sikap Keuangan Pribadi Terhadap Perilaku Keuangan Mahasiswa (2021) — https://doi.org/10.36987/ecobi.v8i1.2057 [9] Endeudamiento y educación financiera en estudiantes universitarios (2022) — https://doi.org/10.52080/rvgluz.27.97.14 [10] educación superior: Liderazgo y competitividad en la educación financiera (2021) — https://doi.org/10.33996/revistahorizontes.v5i20.253 [11] Pengaruh Literasi Keuangan, Financial Self Efficacy dan Fintech Payment terhadap Manajemen Keuangan Pribadi Mahasiswa (2022) — https://doi.org/10.31004/edukatif.v4i3.2690 [12] VÝUKA FINANČNÍ GRAMOTNOSTI NA ZÁKLADNÍCH ŠKOLÁCH POHLEDEM UČITELŮ (2022) — https://doi.org/10.11118/978-80-7509-832-0-0088